Premier semestre 2021-2022

, par Pierre Musitelli

 

 

 

 

Grands textes littéraires
Cours conseillé aux normaliens de 1ère année.

Attention : ce cours ne peut pas être validé dans le cadre du Master Humanités parcours Littératures, théorie, histoire.

Cours collectif. Référent : Thomas Conrad
Lundi 14h-16h, salle Celan. Premier cours le lundi 20 septembre.
6 ECTS. Validation par assiduité.
Chaque semestre, quatre grands textes de la littérature mondiale, étudiés par les enseignants-chercheurs du département de Littératures. Qu’est-ce qui fait la valeur et la singularité de ces œuvres ? Pourquoi certaines d’entre elles sont-elles devenues des « classiques » ? Comment retrouver une véritable lecture de ces œuvres, si souvent citées mais si souvent mal connues ?
20/09, 27/09, 4/10 : Nous trois de Jean Echenoz, par Thomas Conrad
11/10, 18/10, 25/10 : Dom Juan de Molière, par Jean-Charles Darmon
8/11, 15/11, 22/11 : Mu’allaqât, par Julien Dufour
29/11, 6/12, 13/12 : Fictions, de Jorge Luis Borges, par Roland Béhar.

 

Ethnopoétiques américaines
Louise Erdrich, Simon Ortiz, Jerome Rothenberg, Gary Snyder
Hélène Aji  ; Lundi 18h00/20h00 ; salle CELAN ; 1ère séance le 20/09/2021
6 ECTS
Autour de la revue Alcheringa, dans les années 1970, se cristallise une pluralité d’expérimentations poétiques visant le recouvrement autant que l’avènement d’une relation native au territoire américain. Caractérisée par le réinvestissement des mysticismes amérindiens, cette entreprise émane de poètes d’origines diverses qui tentent de faire converger traditions anciennes et expérience de la modernité. La dimension orale du poème et sa force performative s’apparentent aux pratiques chamaniques et engendrent une poésie de la présence au monde. L’objectif du séminaire sera d’examiner ce projet d’ethnopoétique américaine au prisme de quatre recueils emblématiques couvrant près de cinquante ans de performance poétique au contact des origines de l’Amérique.
Bibliographie :
Jerome Rothenberg, A Seneca Journal, New Directions, 1978.
Gary Snyder, Turtle Island, New Directions, 1973.
Simon Ortiz, Out There Somewhere, University of Arizona Press, 2002.
Louise Erdrich, Original Fire : Selected and New Poems, Harper Perennial, 2018.

 

La fiction anglo-américaine face aux terrorismes
Hélène Aji ; Jeudi 09h00/11h00 ; salle CELAN ; 1ère séance le 23/09/2021
De la tentative d’attentat contre l’observatoire de Greenwich en 1894 aux attentats du 11 septembre 2001, en passant par la guerre du Vietnam et la guerre du Golfe, l’examen de quatre textes de prose narrative et/ou poétique permettra de développer une réflexion sur les modes de relation de la fiction à l’événement dans ses implications les plus tragiques et déstabilisantes. La forme des textes en est profondément affectée alors que la distanciation ironique le dispute à la tentation aphasique et que les terrorismes décrits renvoient à des violences endémiques que l’acte de terreur vient brutalement actualiser. Par la microlecture d’extraits de quatre textes dont la dynamique tente d’approcher des réalités historiques irreprésentables, le séminaire vise à proposer quelques pistes de réflexion à propos des narrations du témoignage impossible.
Bibliographie :
Joseph Conrad, The Secret Agent [1907], Penguin, 2007.
Norman Mailer, Why Are We in Vietnam [1967], Random House, 2007.
Barrett Watten, Bad History, Atelos, 1998.
Don DeLillo, Falling Man, Scribner, 2007.

 

Cours de grammaire pour agrégatifs
Préparation à l’épreuve de linguistique du russe moderne
Olivier Azam ; Bureau 16
Lundi, 13h00-15h00

 

Slave commun, vieux slave, vieux russe
L’histoire complexe du russe littéraire moderne
Olivier Azam ; Bureau 16 ; Mercredi 16h00-18h00

 

Les grands monuments de la littérature vieux-russe
Lecture de textes et commentaire linguistique. Cours de préparation à l’agrégation accessible à tout public suivant ou ayant suivi le séminaire « Slave commun, vieux slave, vieux russe ».
Olivier Azam ; Bureau 16 ; Lundi 15h00-17h00

 

Thème russe
(préparation à l’agrégation)
Olivier Azam ; Bureau 16
Jeudi, 14h00-16h00

 

Préparation à l’épreuve de résumé-commentaire oral de l’agrégation de russe
Référent : Olivier Azam. Intervenant à préciser ; Bureau 16

 

Dire encore et autrement. Poursuite de la lecture interprétative du plus volumineux livre de poèmes de Celan : Fadensonnen (1968)(séminaire créé par Jean-Pierre Lefebvre)
Bertrand Badiou
Bureau AB118-119, couloir entre escaliers A et B, à côté de la salle des Résistants ; jeudi, 13h30-15h30 ; première séance : 30/09/2021.
6 ECTS. Validation : participation régulière au séminaire, travail d’interprétation oral ou écrit d’un poème.
Cette année une attention particulière sera portée aux phénomènes d’autoréférence, d’autocitation et de réécriture. Certains poèmes de Fadensonnen peuvent être abordés dans leur relation de proximité avec des poèmes extraits d’autres livres de Celan. De petites constellations de trois ou quatre poèmes constitueront les objets d’étude privilégiés de ce séminaire.

S’intéresser à l’œuvre de Celan revient à s’intéresser à la poésie en général. Cette idée fonde le séminaire depuis ses débuts en 1997. Un séminaire qui s’applique à l’apprentissage de la lecture des poèmes. Les lire véritablement revient à les interpréter. Pour ce faire, il faut rassembler des connaissances les plus diverses. Les poèmes de Celan ne se livrent pas si on n’est pas prêt à ce travail souvent difficile. Son écriture est en effet au carrefour complexe de nombreuses langues et cultures : Celan qui maîtrisait quasiment toutes les langues qu’il a traduites, a importé dans l’allemand, des poèmes écrits en français, en anglais, en russe, en roumain, en italien, en portugais et en hébreu. On lui doit de surcroît une traduction du russe en roumain : Un héros de notre temps (Un erou al timpului nostru] de Mikhaïl Lermontov. Il était aussi un bon latiniste et helléniste. Son profil intellectuel et existentiel en fait un écrivain d’une espèce peu commune. Lecteur inlassable, toujours en quête de stimulations, Celan a laissé sous forme de marginalia une œuvre de lecteur, qui se révèle un outil puissant pour l’interprétation de ses poèmes.

Sur l’image reproduite, on voit la première version d’un poème publié dans Fadensonnen noté pendant la lecture d’un ouvrage on ne saurait plus incongru d’un dénommé Spoerl, intitulé Teste selbst [Teste toi-même] consacré à ce qu’il faut savoir pour acheter une voiture*… Celan est oulipien à sa manière. Au hasard de la réception d’un livre envoyé par le service de presse de son éditeur, il y extrait le matériel utile pour le poème du jour. Choisissant le hasard, il n’y est pas assujetti et, ainsi, continue de tirer son fil sans renoncer à son génie (au sens latin de ingenium), à son inventivité verbale. 

Le séminaire Celan qui est ouvert à tous ceux qui ont fait un peu, beaucoup d’allemand, accueille des spécialistes, des thésards, des chercheurs confirmés, mais surtout de jeunes esprits curieux. La rencontre avec les aînés n’a rien d’intimidant. On y rit souvent, généreusement, comme on riait dans les yechivote des contrées où est né le Hassidisme, plus tard anéanties par la Shoah. Dans cette sorte de compagnie du Gai Saber, on encourage les productions d’écriture, académique et personnelle, de tout genre. 

 * »Die herzschriftgekrümelte Sichtinsel"

 

Le sonnet espagnol classique : formes et fonctions
Roland Béhar
Mardi 09h00/11h00 ; salle CELAN ; 1ère séance le 21/09/2021
6 ECTS
Le cours prendra pour objet la forme poétique du sonnet au Siècle d’or espagnol. On en envisagera les origines italiennes (qui remontent à l’"école sicilienne", dans la première moitié du XIIIe siècle), l’essor avec les grands poètes toscans du Trecento (Dante, Pétrarque), puis la diffusion européenne de cette forme particulière, jusque dans l’Espagne du XVIIe siècle. On lira - et on traduira, aussi - des poèmes de Boscán, de Garcilaso, d’Hurtado de Mendoza, de Herrera, de Góngora, de Lope de Vega, de Quevedo et de quelques autres, dont certains demeurent anonymes.
On rappellera les notions de métrique nécessaires à la lecture des sonnets et on envisagera la variété thématique extrême de cette forme, depuis le registre amoureux ou même ouvertement érotique jusqu’à la célébration funéraire, en passant par la méditation métaphysique, par le tableau mythologique, par l’épigramme satirique ou par la parodie burlesque des formes nobles : le sonnet, au XVIe et au XVIIe siècle, est un véritable miroir dans lequel le monde se contemple.
On envisagera, aussi, les supports matériels par lesquels ces sonnets nous sont conservés, chansonniers manuscrits ou imprimés, sans lesquels une compréhension de la plasticité et de la malléabilité du genre est impossible.

 

Version espagnole
(cours d’agrégation de Lettres modernes, ouvert à tous)
Roland Béhar
Lundi, 14h00/16h00 ; salle INFO 2 ; 1ère séance le 27/09/2021. Séances suivantes : 11/10, 25/10, 15/11, 29/11, 13/12, 10/01, 24/01, 7/02.

 

Modernismo y vanguardia en perspectiva transatlántica : literaturas hispánicas, 1888-1939 (I)
Eduardo Hernández Cano
Mercredi 11h00/13h00 ; salle INFO 2 ; 1ère séance le 22/09/2021
6 ECTS

Este curso constituye un panorama de las transformaciones producidas en la literatura moderna de España y América Latina entre la crisis de fin de siglo y el final de la década de los diez. La perspectiva transatlántica nos permitirá no tanto tratar ambos desarrollos en paralelo como abordar el modo en que las literaturas hispánicas interactuaron para su desarrollo, dentro de un contexto de modernización internacional que les sirvió también como referente. Partiremos para ello de los cambios en las relaciones intelectuales entre las dos orillas, motivados por el final definitivo del llamado imperio español en 1898 y por la creciente presión de los Estados Unidos sobre el resto del continente americano, para después abordar la producción literaria en sus diversos géneros. Situando el modernismo hispánico en el marco de comprensión ofrecido por los estudios sobre el “Modernism” internacional, comenzaremos por analizar y situar la renovación del lenguaje poético en castellano dentro de la revolución simbolista internacional, incluyendo la evolución hacia lo que se denominó en la época posmodernismo. Estudiaremos también cómo la prosa dio un giro simultáneo hacia nuevas formas de subjetividad y hacia la observación impresionista de la realidad contemporánea, un proceso que en los años diez concluyó con la entrada en diálogo de la novela con las realidades políticas que estaban transformando las sociedades hispánicas, como se ve bien en la novela de la revolución mexicana y en la literatura anticaciquil española. El curso abordará también la asunción por parte de formas editoriales comerciales de los principios de esta transformación modernista, para concluir con un análisis de las transformaciones internas que llevaron, a finales del periodo estudiado, a someter a crítica la práctica modernista por parte de quienes se habían formado en ella o habían contribuido a su desarrollo.
Lecturas indicativas : Antología de la poesía modernista (1888-1919) ; José Martí, Ensayos (1891-1895) ; Miguel de Unamuno, En torno al casticismo (1895) ; José Asunción Silva, De sobremesa (1895) ; Rubén Darío, España contemporánea (1901) ; Pío Baroja, La busca (1904) ; Felipe Trigo, Jarrapellejos (1914) ; Mariano Azuela, Los de abajo (1916) ; José Ortega y Gasset, El Espectador (1916) ; Alfonso Reyes, Ensayos (1917-1920) ; Ramón del Valle-Inclán, Luces de Bohemia (1920).

 

Literatura para una sociedad democrática : España, 1976-2020 (I)
Eduardo Hernández Cano
Jeudi 11h00/13h00 ; salle INFO 1 ; 1ère séance le 23/09/2021
A lo largo de este curso vamos a analizar las características esenciales de la novela española en democracia, momento en que se convierte sin duda en el género literario dominante. El final de la presión de la censura permitió a la novela entrar en diálogo de una manera nueva con las transformaciones que la sociedad Española estaba viviendo desde el final de la dictadura franquista en 1975. Tanto los autores que habían iniciado su carrera bajo el franquismo como los aparecidos ya en la democracia, se sirvieron de la novela tanto para pensar su presente como para reflexionar sobre el pasado reciente y la experiencia colectiva vivida desde la guerra civil. Durante todo este proceso, la novela española profundizó en su diálogo con la literatura internacional —en la que se integra de manera definitiva durante estos años—, avanzando simultáneamente hacia formas posmodernas y hacia el desarrollo intensivo de géneros de éxito comercial, como la novela negra o la histórica. Todos estos cambios se produjeron en solidaridad con un afianzamiento, iniciado durante la dictadura, del mercado y la institución literaria bajo la forma de grandes grupos editoriales con enorme influencia sobre la crítica, de múltiples premios literarios que regulaban la producción de prestigios y de bestsellers con frecuencia vinculados a estos, dando lugar a un nuevo establishment literario que definió lo que era la novela, tanto comercial como intelectual, bajo la nueva democracia.
Bibliografía indicativa : Eduardo Mendoza, La verdad sobre el caso Savolta (1975) ; Manuel Vázquez Montalbán, Los mares del sur (1979) ; Juan Eduardo Zúñiga, Largo noviembre de Madrid (1980) ; Miguel Delibes, Los santos inocentes (1981) ; Juan Marsé, Ronda del Guinardó (1984) ; Julio Llamazares, Luna de lobos (1985) ; Antonio Muñoz Molina, Beatus Ille (1986) ; Ray Loriga, Lo peor de todo (1992) ; Belén Copegui, La conquista del aire (1998) ; Arturo Pérez Reverte, El sol de Breda (1998).

 

Mouvements littéraires européens
Mallarmé et le symbolisme européen (II)
Dominique Combe 
Jeudi 16h-18h, hebdomadaire, salle CELAN, 1ère séance le 23/09/2021.
Tronc commun du Master “Littératures” ; ouvert sur inscription et dans la limite des 25 places disponibles en salle Celan aux étudiants des autres parcours ENS/PSL et du DENS  ; validation : 6 ECTS, travail personnel écrit ou oral.
La publication des Fleurs du mal, en 1857, a marqué la naissance à Paris de la “poésie moderne” qui, selon le critique Hugo Friedrich, prend alors “une dimension européenne”. Dans les années 1880, Mallarmé réunit dans son salon, rue de Rome, poètes et artistes venus de Bruxelles, de Londres, de Berlin ou de Vienne, qui contribuent à la diffusion du mouvement symboliste à travers l’Europe et au-delà. Dans la filiation de Baudelaire, le recueil des Poésies, le poème visuel Un Coup de dés, mais aussi les proses critiques et théoriques de Divagations jouent un rôle décisif dans le renouvellement de la poésie et la naissance des avant-gardes en Europe au tournant du siècle.
Texte de référence :
• Mallarmé, Poésies et autres textes, Edition D.Leuwers, Livre de poche, 1998
Autres textes :
• M. Décaudin, Anthologie de la poésie française du XIXe siècle, II – de Baudelaire à Saint-Pol Roux, Poésie/Gallimard, 1992
• Apollinaire, Alcools (1913), Livre de poche, 2014
• Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857), Livre de poche, 1992 ; Le Spleen de Paris (Petits poèmes en prose) (1869), Livre de Poche, 2003
• Claudel, Cinq grandes Odes (1910), Poésie/Gallimard, 1975 ; Connaissance de l’Est (1900), Poésie/Gallimard, 1974
• Corbière, Les Amours jaunes (1873), Livre de poche, 2003
• Laforgue, Les Complaintes (1885), Poésie/Gallimard, 1991
• 
Lautréamont, Les Chants de Maldoror (1869), Poésie/Gallimard, 1973
• 
Rimbaud, Poésies – Une saison en enfer – Illuminations, Poésie/Galimard, 1999
• Verlaine, Fêtes galantes, Romances sans paroles, Poèmes saturniens, Poésie/Gallimard, 1973
• 
Valéry, La Jeune Parque (1917), Poésie/Gallimard, 1974 ; Poésies (1929), Poésie/Gallimard, 1976
• T.S. Eliot, La Terre vaine (1922), trad.fr., Points/Seuil, 2014
• H. von Hofmannsthal, Lettre de Lord Chandos (1902), trad.fr., Poésie/Gallimard, 1992
• M. Maeterlinck, Serres chaudes (1889), Poésie/Gallimard, 1983
• E.Nelligan, Poésies complètes (1902), La Table ronde, 1998
• R.-M. Rilke, Elégies de Duino – Sonnets à Orphée (1923), trad. fr., Poésie/Gallimard, 1994 ; Vergers – Quatrains valaisans (1926), Poésie/Gallimard, 1978
• G. Rodenbach, Bruges-la-Morte (1892), Garnier-Flammarion, 1998
• G.Ungaretti, Vie d’un homme – Poésie 1914-1970, trad.fr., Poésie/Gallimard, 1973
• E.Verhaeren, Les Campagnes hallucinées (1893), Les Villes tentaculaires (1895), Poésie/Gallimard, 1982
• W.B. Yeats, Quarante-cinq poèmes, trad.fr., Poésie/Gallimard, 1993
• 
Cinq poètes russes du XXe siècle (Blok. Akhmatova. Mandelstam. Tsvétaïéva. Brodsky), présentation et choix de Jean-Baptiste Para, Poésie/Gallimard, 2007

 

Approches du récit
Thomas Conrad, avec Philippe Roussin (EHESS/CNRS) ; Lundi 16h-18h, salle CELAN ; 1ère séance le 20/09/2021
6 ECTS. Validation par travail écrit (compte-rendu critique / mini-mémoire sur un enjeu narratif)
Ce cours entend introduire et discuter les questions vives des théories du récit. Depuis la narratologie française des années 1960-1970 jusqu’au “narrative turn” des dernières décennies, l’étude du récit s’est profondément modifiée, élargie et enrichie. On en discutera les apports, autour des questions-clefs du narrateur, du témoignage, du point de vue, de la non-fiction, etc. Il ne s’agira pas (pas seulement) de s’équiper d’« outils » d’analyse du récit, mais d’interroger la pertinence de ces catégories, leur histoire, leurs ambiguïtés. Une conviction : l’étude du récit n’est pas une question purement technique, mais l’exploration d’un domaine de la pensée humaine.

 

Agrégation : Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
Thomas Conrad ; Mardi 08h30/10h30 ; salle CAVAILLES ; salle U207 les 23/11/2021 et 08/03/2022 ; 1ère séance le 21/09/2021 ; réservé aux agrégatifs.

 

Agrégation : préparation à l’explication de texte hors programme (réservé aux agrégatifs)
Thomas Conrad

 

Le roman de formation depuis Goethe (II)
Mandana Covindassamy
Lundi 11h00/13h00 ; salle Celan ; 1ère séance le 20/09/2021
Dans le prolongement du séminaire de l’année dernière, nous étudierons le genre du « Bildungsroman ». Afin de comprendre son originalité, nous la resituerons dans le contexte de l’œuvre de Goethe. C’est en effet à propos de son roman Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister (Wilhelm Meisters Lehrjahre) que le terme « Bildungsroman » a été forgé. Nous verrons comment ce roman s’inscrit dans un projet plus large autour de Wilhelm Meister que Goethe poursuit jusqu’à la fin de sa vie et qui donnera lieu à d’autres formes d’écriture narrative (La Mission théâtrale de Wilhelm Meister en amont et Les Années de voyage de Wilhelm Meister en aval). Nous tracerons un parallèle entre le développement de ce sujet et celui de Faust, qui donne une réponse théâtrale et mythique au questionnement de la trajectoire humaine.
Séminaire en français accessible à tous. Validation possible pour la mineure « cultures germaniques ».
Validation : exposé et mini-mémoire.

 

Atelier de traduction allemand/français
Théorie littéraire et traduction (XVIIIe-XIXe siècles)
Mandana Covindassamy
Mardi 14h00/16h00 ; salle Espace Lettres 3 ; 1ère séance le 21/09/2021
Au tournant du 18e et du 19e siècle, le monde germanophone est gagné par un intérêt majeur pour les cultures étrangères et pour la traduction qui vient nourrir sa réflexion théorique sur la littérature. Nous tâcherons d’en comprendre les enjeux par une approche double, théorique et pratique. Nous étudierons les enjeux de la pratique de la traduction à cette époque. Dans le prolongement de l’atelier mené au S2 de l’an dernier, nous poursuivrons et terminerons la traduction de « Etwas über William Shakespeare bey Gelegenheit Wilhelm Meisters » d’August Wilhelm Schlegel en vue de sa publication.
Validation possible pour la mineure « cultures germaniques ».

 

Cours d’agrégation d’allemand (réservés aux agrégatifs)

Référente : Mandana Covindassamy
Carolus Stuardus d’Andreas Gryphius (M. Covindassamy)
Die Abenteuer des Don Sylvio von Rosalva de Christoph Martin Wieland
• Le récit romantique
Also sprach Zarathustra de Friedrich Nietzsche
• Histoire de l’Autriche entre 1918 et 1938
Gedichte de Sarah Kirsch
• Version écrite (M. Covindassamy)
• Version orale (M. Covindassamy)
• Thème écrit (U. Urban)
• Thème oral (Th. Wagner)

Salle INFO 1

 

Figurations du libertinage au XVIIe siècle en France, d’un genre à l’autre
Jean-Charles Darmon ; Vendredi 14h00/16h00 ; salle CELAN ; 1ère séance le 24/09/2021

 

Séminaire « Passions et émotions à l’âge classique, entre philosophie et littérature : agir sur les passions »
Jean-Charles Darmon (USR République des savoirs/CRRLPM) et Dan Arbib (Département de philosophie, USR République des savoirs/Mathesis) ; Mercredi 15h00/17h00 ; salle CELAN ; 1ère séance le 06/10/2021

 

Génétique : Genèse des textes et des formes
P. M. De Biasi, N. Ferrand, B. Zacarello, P. Hersant (ITEM)
Jeudi, 11h-13h, salle CELAN ; 1ère séance le 23/09/2021

 

Introduction à la poésie américaine (Poésie américaine I)
Agnès Derail
Jeudi, 13h30-15h30 ; salle WEIL
Première séance le 23/09/2021
Validation : essai ou exposé, 6 ECTS
Nous aborderons les poètes majeurs du 19e siècle – Poe, Whitman, Melville, Dickinson – et verrons comment à ce corpus finalement hétéroclite et peu canonique en son temps font suite les ruptures de la génération née à la fin du siècle que l’on appellera « moderniste » : Pound, Eliot, H.D., Williams, Crane, Stevens, Moore etc…

 

Atelier de traduction : The Heroic Slave, Frederick Douglass
Agnès Derail
Lundi, 16h-18h ; salle INFO 1
Première séance le 20/09/2021
Validation : assiduité et préparation, 6 ECTS
Nous poursuivrons la traduction de la novella, The Heroic Slave (1853) qui est l’unique fiction parmi le vaste corpus politique et autobiographique du célèbre abolitionniste noir Frederick Douglass. Fondé sur la vie (peu documentée) de Madison Washington, qui prit la tête d’une révolte d’esclaves à bord du Creole en 1841, le récit, conduit à la troisième personne par un narrateur qui occupe une position instable entre des faits historiques et une fiction invérifiable, pose à nouveaux frais la question de l’authenticité, cruciale dans les récits d’esclaves. L’autorité de la voix narrative n’est plus assurée par son rapport à la vérité. La traduction veillera à faire droit aux effets d’ironie, de hiatus générique que crée une source narrative qui s’arroge la liberté de la fiction.

 

Version anglaise
(agrégation de lettres modernes)
Agnès Derail
Lundi 14h00-16h00
Salle Espace Lettres 3 ; 1ère séance le 20/09/2021

 

La fondation de l’arabe littéraire (autour du VIIIe siècle)
Julien Dufour
Mercredi 13h-15h, Petite Salle ECLA. 1er cours 22 septembre.
Mode de validation : dossier de recherche à rendre.
La civilisation de l’Islam classique s’est dotée d’un outil linguistique – l’arabe – dans lequel va s’exprimer la vie intellectuelle, littéraire, philosophique et scientifique de sociétés très diverses, de l’Espagne à l’Asie centrale, pendant des siècles voire, pour beaucoup d’entre elles, jusqu’à aujourd’hui. Or avant la fin du VIIe siècle, cette langue n’est attestée à l’écrit que de façon lacunaire et incertaine. C’est ce processus de fondation d’une langue littéraire écrite sur la base revendiquée d’une culture orale qui fera l’objet de ce cours.

 

Cours de formation accélérée à la langue et aux manuscrits du Moyen Âge.
« Feuilleter la Rose : lire, éditer, traduire, commenter la littérature courtoise »
Nathalie Koble
Lundi 10h00/11h30 ; salle des ACTES (en U205 le 29/11) ; 1ère séance le 04/10/2021
6 ECTS
Validation : contrôle continu, et partage d’un dossier virtuel autour des manuscrits du Roman de la Rose de Guillaume de Lorris.
Le cours commencera par une introduction à la naissance du français comme langue d’écriture et sera consacré à l’étude de la littérature médiévale dans ses contextes : manuscrit, linguistique, historique, culturel et poétique. L’œuvre médiévale, mouvante, s’inscrit dans une tradition que chaque version manuscrite soumet à déplacement et réinvention. Cette année, l’atelier déchiffrera et feuillètera des manuscrits du Roman de la rose, référence incontournable pour réfléchir à l’art d’aimer. (voir S2).
NB : le cours est ouvert à tous les élèves et étudiants de l’ENS (y compris aux élèves de la Sélection internationale et aux pensionnaires étrangers intéressés).

 

Atelier de traduction de poésie médiévale. « Conte d’amour et Fatrasies : Philippe de Beaumanoir, poète (dis)courtois. »
Nathalie Koble, Anna Arato
lundi 11h30-13h00 ; salle des ACTES (en U205 le 29/11) ; 1ère séance le 04/10/2021
6 ECTS.
Philippe de Beaumanoir, poète et seigneur du XIIIe siècle, a eu une production poétique novatrice : des fatrasies, premiers poèmes du non-sens que les Surréalistes ont rendues célèbres, au Conte d’amour, en passant par des lettres d’amour en vers et un fabliau, sa production s’inscrit dans le contexte de la littérature amoureuse de son temps en décalant ses enjeux éthiques, ses horizons formels, ses pratiques. L’atelier, conduit par Anna Arato, docteure de PSL en littérature médiévale, plongera les participants dans le manuscrit de Paris, BnF, fr. 1588, qui contient l’œuvre du poète et traduira en équipe le Conte d’amour, qui dialogue étroitement avec son modèle et son contemporain : le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris, ainsi que les fatrasies.
 « Li chan d’une raine
 Saine une balaine
 Ou fons de la mer
 Et une seraine
 Si emportoit Saine
 Deseur Saint Omer… »
Validation : contrôle continu, et traduction collective des 11 fatrasies de Philippe de Beaumanoir.

 

Introduction à la poésie romantique anglaise
Edward Lee-Six
Mercredi, 8h30-10h30 ; salle CELAN (sauf le 24/11 : voir avec l’enseignant) ; ATTENTION : 1ère séance reportée au 29/09/2021
6 ECTS
Ce cours présentera le canon des poètes romantiques de langue anglaise : William Blake, William Wordsworth, S.T. Coleridge, Lord Byron, Percy Bysshe Shelley et John Keats. En même temps, des rayonnements vers des poètes moins connus, contemporains, successeurs ou précurseurs des poètes canoniques, seront encouragés. L’objectif que se donne ce cours est assez simple : découvrir et apprécier les textes majeurs de ces écrivains, sans doute parmi les plus belles œuvres de la langue anglaise. Dans un deuxième temps, on mènera une réflexion sur le concept même de « romantisme », produit indirect des révolutions politiques et économiques de la fin du XVIIIème siècle.
Le cours se déroulera principalement en anglais.

 

Séminaire de littérature comparée : Revenant·e·s. Fictions de la mémoire collective
Déborah Lévy-Bertherat
Mercredi 10h30-12h30, Salle CELAN, hebdomadaire, 6 ECTS.
Première séance le 22 septembre 2021
Histoires de fantômes ou fantômes de l’Histoire ? Ce nouveau séminaire s’attachera aux revenant·e·s comme représentations de la mémoire collective traumatique dans la fiction contemporaine. Renouvelant allégories et légendes, des fantômes, le plus souvent féminins, y portent témoignage des violences de l’Histoire – esclavage, colonisation, guerres, génocides – qui hantent la conscience morale et politique du présent. Comment ces fictions élargissent-elles l’épreuve intime du mal à une expérience culturelle commune ? On abordera principalement trois œuvres littéraires (Beloved de Toni Morrison, La Pleurante des rues de Prague de Sylvie Germain, des contes de Ludmila Petrouchevskaïa) et deux films (Le Conte des contes de Youri Norstein et Francheska Yarbusova, et La Llorona, de Jayro Bustamante) en croisant des approches esthétique, anthropologique, morale et politique.
Séminaire ouvert en priorité aux étudiant·e·s de M1 du Master PSL parcours Littératures, puis aux élèves et étudiant·e·s de l’ENS, dans la limite des places disponibles.
Œuvres à lire :
• Toni Morrison, Beloved, A. Knopf, 1987
Traduction française : Beloved, trad. Hortense Chabrier et Sylviane Rué, Christian Bourgois 1989 (réédition 10/18)
• Sylvie Germain, La Pleurante des rues de Prague, Gallimard, Folio, 1992.
Ludmila Petrouchevskaïa, contes et nouvelles : « Рука », « Случай в Сокольниках », Случай в Сокольниках », « Отец »
Traduction française : « Le bras », « Fait-divers à Sokolniki », « Le père », in Les Nouveaux robinsons, nouvelles traduites par Macha Zonina, Paris, Christian Bourgois, 2013.
Films :
• Youri Norstein et Francheska Yarbusova, co-écrit avec Ludmila Petrouchevskaïa, Le Conte des contes (film d’animation), 1979
• Film de Jayro Bustamante, La Llorona, 2019 [Guatemala]

 

Agrégation de Lettres modernes, littérature comparée : Fictions animales
Déborah Lévy-Bertherat

Jeudi 10h30/12h30 ; salle CAVAILLES (en U207 le 25/11/2021 puis en U209 le 10/03/2022) ; 1ère séance le 23/09/2021

 

 

 

Le roman italien dans l’Europe des Lumières. Vie et occultation d’un genre
Pierre Musitelli
Mardi, 11h00-13h00, hebdomadaire, salle Histoire (escalier D, 2e étage). 1ère séance le 21/09/2021
6 ECTS (validation par remise d’un commentaire de texte ou un mini-mémoire sur un sujet lié à la thématique du cours).
C’est au milieu des années 1980, puis surtout à partir du début des années 2000, que les historiens de la littérature ont exhumé le cas du roman italien du XVIIIe s., un genre pratiquement oublié après avoir fait l’objet de critiques féroces. Les quelques rééditions critiques de roman settecenteschi qui ont vu le jour depuis lors ne donnent qu’une idée très partielle de ce patrimoine littéraire. C’est tout un pan de la culture littéraire italienne qui a été victime d’un étrange “refoulement” : romans et romanciers du XVIIIe siècle se sont trouvé rejetés dans « un espace de la négativité » (Madrignani, 2000), aux marges du canon, au bas de la hiérarchie esthétique. Après tout, n’a-t-on pas longtemps affirmé que le XVIIIe siècle italien était un siècle « sans littérature », dominé par la prose des réformateurs (journalistes, économistes, juristes, historiographes) ou par les seuls genres théâtraux (le mélodrame avec Metastasio, la comédie avec Goldoni, la tragédie avec Alfieri) ?
Pourtant, la question du roman est éclairante pour comprendre les dynamiques éditoriales et commerciales qui sous-tendent l’évolution des genres et des pratiques d’écriture en relation avec l’émergence d’un nouveau lectorat dans la Péninsule et plus largement en Europe au siècle des Lumières. C’est une question essentielle, aussi, pour cerner les stratégies d’anonymat et de reconnaissance dans la République des lettres, pour comprendre la façon dont s’articulent les rapports entre haute et basse culture, les hiérarchies intellectuelles et sociales dans le métier des lettres. C’est une question cruciale, enfin, pour comprendre comment la constitution du canon littéraire a pu se faire en Italie au prix de certaines exclusions.
Romans d’aventures, de mœurs, voyages fantastiques - dont il n’est bien sûr pas attendu que vous les connaissiez préalablement ! -, ce cours donnera lieu à l’exploration et à l’analyse d’un corpus varié, loin des sentiers du classicisme. Cours en français.

 

Version italienne contemporaine
Enseignante : Marguerite Bordry
(marguerite-marie.bordry@sorbonne-universite.fr)
Cours ouvert à tous les normaliens. Par quinzaine, le lundi, 14h-16h, salle Info 5.
Dates des 9 séances : 27/09, 11/10, 25/10, 15/11, 29/11, 13/12, 10/01, 24/01, 7/02.
Ce cours de traduction de l’italien vers le français, ouvert aux non spécialistes, portera sur des œuvres issues de la littérature italienne contemporaine. Des textes présentant des difficultés lexicales, syntaxiques et grammaticales différentes seront traduits en cours. Outre un entraînement régulier à la pratique de la traduction, à ses pièges et à ses difficultés, ce cours offrira un panorama de la littérature italienne contemporaine et de ses grandes tendances.

 

Linguistique et stylistique : formation accélérée
Anne-Marie Paillet
S1, mardi 14h00/16h00, salle CELAN ; 1ère séance le 21/09/2021
Validation : un écrit (6 ects)
Cet enseignement propose une formation de base en langue française, avec un temps consacré aux notions linguistiques (comme les temps verbaux, la référence), suivi de l’analyse stylistique de deux textes, l’un classique, l’autre contemporain, exploitant ces notions. Le cours, ouvert à tous, est vivement conseillé aux élèves souhaitant passer l’agrégation de Lettres (classiques et modernes) et de Grammaire.
Grammaire à se procurer : Riegel, Pellat, Riou, Grammaire méthodique du français, rééd. 2018, ou C. Narjoux, Le Grevisse de l’étudiant. Grammaire graduelle du français, De Boeck, 2018.

 

Atelier Théâtre
Anne-Marie Paillet
Mardi 16h00/18h30, salle CELAN ; 1ère séance le 21/09/2021
Validation : de 3 à 6 crédits par semestre. Ouvert à tous.
Après le spectacle « Flaubert au gueuloir » (qui sera repris le 23 septembre 2021), ainsi que la mise en scène du Jeu de l’amour et du hasard, nous nous consacrerons cette année essentiellement à la mise en scène d’une pièce de Molière, pour son quatre-centième anniversaire. Vous pouvez aussi venir simplement donner corps et voix à vos textes préférés.

Autre anniversaire, le groupe théâtre fêtera cette année ses dix ans !

 

Séminaire Textyle (groupe de recherches en stylistique) : « Lectures sur le fil », présentation de l’actualité littéraire
Anne-Marie Paillet
Vendredi 14h-16h ; en Sorbonne - Bibliothèque de l’UFR de langue française (à gauche de l’entrée rue Saint-Jacques) - sur inscription ; OU par zoom : un mail vous sera adressé pour le lien.
Validation 6 ects (lecture d’un des livres présentés)
Nous rejoindrons cette année, une fois par mois, les séances organisées par Cécile Narjoux à la Sorbonne. A chaque séance seront présentées deux sorties littéraires de l’année, par des spécialistes en stylistique. Leur communication sera suivie d’un débat avec les participants.
Première séance le vendredi 23 septembre : Canoe de Maylis de Kerangal (par Cécile Narjoux), et Serge de Yasmina Reza (par A.-M. Paillet)
Places limitées, sur inscription : paillet.anne-marie@wanadoo.fr (salle à préciser)
Programme prévu au S1 : 24 septembre, Canoe de M. de Kerangal et Serge de Yasmina Reza ; 22 octobre : Se ressaisir. Enquête autobiographique d’une transfuge de classe féministe de Rose-Marie Lagrave, Combats et métamorphose d’une femme d’Edouard Louis et Revenir à toi de Léonor de Récondo ; 26 novembre : Histoires de la nuit de Mauvignier et Le dernier bain de Flaubert de Jauffret ; 17 décembre : Dedans-dehors de Laurent Fourcaut.

 

Agrégation : Langue française
(Du Bellay, Mme d’Aulnoy, et Rostand)
Anne-Marie Paillet

Vendredi 11h00/13h00 ; salle CAVAILLES (en U207 le 26/11/2021 puis en U209 le 11/03/2022) ; 1ère séance le 01/10/2021 

Du drame bourgeois au drame social
(littérature allemande)
Theresa Wagner
Lundi 9h00/11h00, salle CELAN ; 1ère séance le 20/09/2021
Les genres dramatiques bürgerliches Trauerspiel et soziales Drama ont au cœur une préoccupation commune : la représentation théâtrale de milieux sociaux défavorisés par une évolution sociale inégale et une exclusion des ressources politiques et économiques. Pour mieux comprendre la genèse de ces deux genres dans l’espace germanophone, nous allons nous pencher dans ce séminaire sur des écrits théoriques, notamment Briefwechsel über das Trauerspiel (1756/57) de Gotthold Ephraim Lessing et Anmerkungen übers Theater (1774) de Jakob Michael Reinhold Lenz, pour ensuite retracer leur évolution historique du 18e au 19e siècle. Sur ces bases théoriques et historiques, ce séminaire se propose enfin d’étudier une sélection d’œuvres : Emilia Galotti (1772) de Gotthold Ephraim Lessing, Die Soldaten de Jakob Michael Reinhold Lenz (1776), Kabale und Liebe (1784) de Friedrich Schiller, Woyzeck de Georg Büchner (1879) et Die Weber (1892) de Gerhart Hauptmann.
Séminaire en allemand. Validation possible pour la mineure « cultures germaniques ».
Validation : exposé et mini-mémoire.