Littérature anglophone

, par Pierre Musitelli

 

 

Grands Textes Anglophones : Distance – Banishment – Distancing
Marc Porée - S1
Mardi, 14h-16h (15 à 20 personnes max.) ; en salle U203 (29 rue d’Ulm) du 21/09 au 13/10/2020 ; en salle U207 (29 rue d’Ulm) du 13/10 au 22/12/2020 ; première séance : 21/09/2020.
6 ECTS. Validation sur la base de l’assiduité et d’une participation orale ou écrite. Le cours se fait en anglais.

Programme : William Shakespeare : King Lear ; John Keats, Selected Letters ; Mary Shelley, Frankenstein ; Isaac Asimov, The Naked Sun.

Tant que durera la pandémie, il va falloir se résoudre à vivre à distance des uns des autres. Le nouveau modus vivendi qui est désormais le nôtre s’avère indissociable du maintien des gestes barrières et autres mesures de « distanciation », physique dont, pour l’essentiel, nous ignorions tout il y a encore quelques (longues) semaines. Raison de plus pour revenir sur une forme de distanciation qu’on appellera « littéraire », bien connue, elle, des spécialistes. Représentée chez Shakespeare, mise à l’épreuve dans la correspondance de Keats, fantasmée par la science-fiction de Mary Shelley ou d’Asimov, elle est sans doute inhérente à l’acte d’écrire lui-même. À condition d’ajouter, sans craindre le paradoxe, qu’elle constitue aussi le meilleur antidote qui soit face aux périls de la distanciation, sociale celle-là.

 

Séminaire « Bêtes de Lettres » (II). L’animal dans la littérature de langue anglaise
Agnès Derail - S1
Jeudi, 11h-13h, en salle Assia DJÉBAR (29 rue d’Ulm) le 24 septembre ; puis en salle INFO 5 du 01 au 15/10 ; en salle U207 du 22/10 au 17/12/2020 ; 1ère séance : 24 septembre 2020.

La littérature est volontiers zoophile. Ceci est particulièrement vrai des lettres de langue anglaise, lorsque l’aventure humaine, affrontée aux grands espaces, lancée dans la conquête du territoire traque les bêtes sauvages dans sa volonté de maîtrise et de souveraineté autant que dans son désir d’affranchissement, d’ensauvagement et d’étrangeté. Le chasseur se meut au cœur d’un empire du sens dont l’animal, capturé, domestiqué, dévoré, serait le signe. Dans l’écriture toutefois, la bête donne le change et échappe : privé de logos, l’animal se fait pourvoyeur de fables.

Corpus : Poe, Melville, Faulkner, Hemingway, Brontë, Shakespeare.

 

Atelier de traduction : The Heroic Slave, Frederick Douglass
Agnès Derail - S1
Lundi, 16h-18h, salle Assa DJÉBAR (29 rue d’Ulm) ; 1ère séance : 21 septembre 2020.

Nous poursuivrons et achèverons la traduction de la novellaThe Heroic Slave (1853) qui est l’unique fiction parmi le vaste corpus politique et autobiographique du célèbre abolitionniste noir Frederick Douglass. Fondé sur la vie (peu documentée) de Madison Washington, qui prit la tête d’une révolte d’esclaves à bord du Creole en 1841, le récit, conduit à la troisième personne par un narrateur qui occupe une position instable entre des faits historiques et une fiction invérifiable pose à nouveaux frais la question de l’authenticité, cruciale dans les récits d’esclaves. L’autorité de la voix narrative n’est plus assurée par son rapport à la vérité. La traduction veillera à faire droit aux effets d’ironie, de hiatus générique que crée une source narrative qui s’arroge la liberté de la fiction. 

 

La narratologie et le roman policier / Narratology and the detective novel
Daisy Gudmunsen - S1
Mercredi, 13h-15h30, salle CELAN ; 1ère séance : 23/09/2020

 

Starting a detective story is not something to be done lightly. It’s a commitment : you submit yourself to the desire to know who did it and howLikewise, by choosing this course, you commit to wanting to know how it is done. Not the murder, but the writing of the murder. The detective story has long been thought of as an addictive game of intellectual puzzle-solving. By studying its narrative grooves, its formal patterns, and its binding rules, we learn more about the demands of the genre on its reader, writer and characters. For instance, is it more important to have a plausible solution, supported by guessable clues… or a ‘twist’ ending that surprises everyone but the detective ? And what part does the narrator play ? This course will be delivered and examined in English. It places primary texts from the 20th century (by Agatha Christie, William Faulkner, Ruth Rendell and Ian Rankin) alongside a range of critical and narratological perspectives.

 

Le cours se fera en anglais. Cours en présence (ou à distance et en présence par petits groupes si les conditions sanitaires l’imposent).

 


 

Disparition
Marc Porée - S2

Mardi, 14h-16h (10 personnes environ), salle INFO 2 ; 1ère séance : 12 janvier 2021.
6 ECTS. Validation sur la base de l’assiduité et d’une participation orale ou écrite. Le cours se fait en anglais.

Tournant le dos au catastrophisme ambiant, celui des collapsologues et de leur « Comment tout peut s’effondrer », à rebours de l’injonction générale à toujours plus de visibilité, le séminaire entend, sinon oeuvrer dans l’ombre, du moins prêter attention au pacte secret passé entre littérature et discrétion. Sur la pointe des pieds, en catimini, se feront ainsi jour : une fatigue d’être, revers de la contrainte d’exister à tout prix, la mort de l’auteur, l’évanouissement de la beauté, un vol de lettre(s), un rapt d’enfant, l’omission d’une voyelle, le fading de la voix, le numéro de music-hall de la femme qu’on fait disparaître… Autant de retraits, de départs, de disparitions (plus ou moins) inquiétantes, autant de textes, à chaque fois courts, signés : William Wordsworth, John Keats, Mary Shelley, E.A. Poe, Virginia Woolf, Henry James, Agatha Christie, D.H. Lawrence, Samuel Beckett, Toni Morrison, Michael Ondaatje… Ensemble, ils mettront à l’épreuve des faits l’aphorisme blanchotien selon lequel « la littérature va vers elle-même, vers son essence qui est la disparition. »

 

Continuations, InterruptionsRetour ligne manuel

Marc Porée - S2Retour ligne manuel
Jeudi, 16h-18h , cours dispensé en ligne uniquement (contacter Marc Porée : marc.poree@ens.psl.eu) ; 1ère séance : 28 janvier 2021.Retour ligne manuel
6 ECTS. La langue de travail sera le français et/ou l’anglais.Retour ligne manuel

« Le coronavirus – déjà un hémistiche »

Cet alexandrin de Michel Deguy, pour exprimer l’objet du séminaire : la pandémie a beau interrompre – la recherche, l’écriture, les engagements en cours—, elle ne le fait qu’à moitié. Il s’agira donc de faire de l’interruption à la fois un sujet de réflexion, en lien avec ce qui advient à toute recherche, toute création, en lettres et sciences humaines, et de faire de la continuation un facteur d’approfondissement et de renforcement des liens qui nous lient aux départements d’études françaises et francophones, en France et à l’étranger. 

Le mode de participation privilégié sera mixte. Pour partie, il s’agira de confier à tel ou tel spécialiste le soin d’animer ponctuellement une séance. Une première liste de collègues ayant accepté de participer inclut des françisants au Royaume Uni (Cambridge University) et aux Etats-Unis (Columbia), mais aussi en France (ENS, Sorbonne Nouvelle, Grenoble Alpes). Pour l’autre partie, il sera demandé aux étudiants volontaires, soit d’organiser et d’animer ensemble une séance, soit de la co-construire, en prenant contact avec tel autre spécialiste, en fonction du domaine dans lequel ils souhaiteraient faire porter l’étude. 

“Covid may interrupt – but won’t disrupt”

Albeit lame, the pentameter above confidently points to the object under investigation in this seminar : interruption at the hands of the virus is anything but a fatality. While it may suspend, postpone or even cancel research programs, seminars, Conferences, forthcoming books, etc., the pandemic will not be allowed to fundamentally disrupt lasting engagements. Nor will it sever the ties that bind the ENS to the rest of the academic and creative world (and vice versa). 

The seminar will be looking at two related and overlapping things : 1. Interruption as a meta-object, in its impact on research or creation in the field of the humanities 2. Continuation (though not quite “business as usual”), with specific reference to the present and the future of French studies, abroad and in France. 

The initial sessions will be handled by this or that specialist, so as to cover as many topics of general interest as possible. Other sessions will be entirely chaired by the students enrolled in the seminar, who will be expected to co-construct the program and pick speakers or issues directly suited to their academic interests. 

The working language of the seminar will be French and/ or English. 

 Please contact Marc Porée for further information (marc.poree@ens.psl.eu

 Thursday : 4 – 6 pm. 

First class : January 28th

Credits : 6 ECTS 

 

Fiction contemporaine de langue anglaise

Agnès Derail et Marc Porée - S2
Lundi, 14h-16h (10 à 15 personnes environ) ; en salle Paul Langevin (29 rue d’Ulm) les 18/01, 25/01, 15/02, 22/02, 01/03, 08/03, 15/03, 22/03, 29/03, 05/04, 12/04, 19/04, 26/04 ; en salle CELAN les 03/05, 10/05, 17/05, 24/05, 31/05 ; salle en attente pour les séances des 01/02 et 08/02 ; 1ère séance : 18 janvier 2021.
6 ECTS. Validation sur la base de l’assiduité et d’une participation orale ou écrite. Le cours se fait en anglais.
Salman Rushdie, The Satanic Verses, 1988 ; Kazuo Ishiguro, The Remains of the Day, 1989 ; Will Self, Umbrella, 2012 ; Zadie Smith, N/W, 2012 ; John Edgar Wideman, Brothers & Keepers, 1984 ; Raymond Carver, Short Cuts, 1993 ; Philip Roth, American Pastoral, 1997 ; Paul Auster, 4321, 2017. Le cours se fait en anglais.

Adossé à une réflexion sur le « contemporain » (voir, entre autres, Lionel Ruffel, Brouhaha : les mondes du contemporain ; Emmanuel Bouju, Epimodernes : Nouvelles leçons américaines sur l’actualité du roman ; Olivier Cadiot, Histoire de la littérature récente ; Johan Faerber, Après la littérature), le parcours retenu fera alterner romans britanniques et romans américains choisis parmi les plus représentatifs d’une époque, la nôtre, et d’un genre, la fiction, plus nécessaire et vitale que jamais en ces temps de crise(s)

 

Introduction à la poésie américaine
Agnès Derail - S2
Jeudi, 11h-13h, salle U207 (29 rue d’Ulm) ; 1ère séance : 21/01/2021 

 

Ut pictura poesis  : les représentations littéraires des arts visuels/Literary Representations of the Visual Arts
Daisy Gudmunsen - S2
Mercredi, 13h-15h30, salle INFO 1 : cours à distance uniquement et en anglais ; 1ère séance : 20/01/2021

 

What is the connection between pictures and language ? Do texts inevitably have a visual component, whether or not they are illustrated ? Is it possible to convey the sense of an artwork through literary description—and, if so, how ? This class considers the so-called ‘interartistic’ relationship between images and text and uses it to interrogate forms of representation. We examine the methods and meanings of ekphrasis, guided by works of theory and close readings of a corpus of poetry and novels (mostly, though not exclusively, drawn from the contemporary moment : Donna Tartt, Kevin Young, Ali Smith). The course will be delivered and examined in English. Students are each expected to record a presentation on a topic connected to the course programme.


 

COURS D’AGRÉGATION 

 

Version (Agrégation de Lettres modernes)
Agnès Derail
Lundi, 14h-16h, salle CONFÉRENCE (46 rue d’Ulm) ; 1ère séance : 21/09/2020

Agrégation d’anglais : Henry James, The Wings of the Dove
Agnès Derail - S1
Vendredi, 14h-17h, salle en attente

Agrégation d’anglais 
Marc Porée - S1 et S2 
Mardi, 10h-12h, salle INFO 2 ; 1ère séance : 22/09/2020
Cours de version ; E. M. Forster, Howards End ; George Eliot, Middlemarch ; épreuve hors programme.

Agrégation d’anglais : John Ashbery, Self-portrait in a Convex Mirror
Agnès Derail - S2
Vendredi, 14h-17h, salle en attente